UN RECRUTEMENT DE PROXIMITÉ POUR RÉPONDRE AUX NOUVEAUX ENJEUX DU MARCHÉ DU TRAVAIL

Pour proposer aux entreprises une approche plus humaine du métier du recrutement, Gioia Diomede a créé APR - l’Atelier Parisien du Recrutement. Elle nous en parle.

Racontez-nous l’histoire de la création d’APR

Je viens d’un parcours académique scientifique et j’ai eu une première vie dans les opérations, principalement dans le monde industriel. Je suis passée côté recrutement avec la volonté de l’aborder sous un nouvel angle d’expert métier, plus pragmatique. Ayant été candidate, manager devant recruter et employée, j’ai capitalisé sur mon expérience pour proposer un service plus proche des attentes des employeurs et candidats, et non pas une approche industrialisée, digitalisée à outrance et impersonnelle.

 

Comment se déroulent vos missions ?

Dans l’idéal, j’interviens au plus tôt : dès la définition du besoin afin de pouvoir valider la cohérence entre le cahier des charges et le marché actuel et apporter mon expertise. En comprenant le contexte d’une recherche, je suis plus apte à développer une relation de confiance et un vrai partenariat tant avec mon client qu’avec mes candidats. La présentation de CV n’est qu’un engrenage d’un système d’accompagnement complet qui garantit la continuité de business.

Il est important de rappeler que la mission d’APR est d’être un facilitateur tout au long du process et d’apporter son soutien jusqu’à l’intégration du candidat et au-delà.

Comment le marché du recrutement est-il impacté par les changements actuels ?

Nous sommes dans une époque de mutations de nos systèmes et modes de fonctionnement. Le contexte politique, économique et écologique pousse les filières à être repensées. L’époque de la prédiction laisse la place à la maîtrise des risques, il faut de plus en plus savoir rebondir.

Côté recrutement, l’impact est positif parce que ces transformations engendrent des nécessités de recrutement, créent des nouveaux métiers et des nouvelles formes de travail. Si l’on parle de pénurie des talents sur de nombreux métiers, le recrutement des cadres continue d'augmenter, ce qui nous permet de parler quasiment de plein emploi.

Dans ce contexte de transformation, les talents qui auront l’avantage seront donc ceux capables de s’adapter et d’évoluer avec les aléas de leur écosystème : c’est pourquoi nous devons porter une grande attention aux soft skills lors des recrutements, notamment la résilience, la prise d’initiatives ou encore la capacité à résoudre des problèmes complexes.

 

Quelles sont les attentes des candidats aujourd’hui ?

Les candidats sont à la recherche d’évolution, on a de moins en moins de profils linéaires qui vont faire le même métier pendant 40 ans. On observe des attentes croissantes sur la culture de la société, les sujets DEIB et RSE et le style de management. Ils continuent de chercher des conditions salariales attractives, mais ce n’est plus l’unique facteur de décision. La flexibilité du travail apportée par les confinements et les nouvelles visions du monde font qu’ils recherchent cet équilibre vie privée / vie professionnelle et convictions personnelles / impact professionnel.

Quels sont les avantages d’externaliser le recrutement ?

En tant que partenaire externe, j’ai une vision complète du marché, et plus de hauteur. Je suis capable d’avoir une approche plus rationnelle, moins émotionnelle du recrutement, avec moins de biais positifs ou négatifs. Je reste flexible, car tous mes clients et candidats sont différents.